Je suis donc une écrivain ratée.


Et ça, c'est pas donné à tout le monde. 
Je suis peut-être blogueuse, ça ne veut pas dire pour autant que je suis la nana parfaite qui a un appart' de folie, avec des surfaces sublimes pour les photos, ou encore qui possède une tonne de petits objets trop cute.. Non, c'est sûr. Moi j'suis la blogueuse un peu cheloue, qui poste quand elle a le temps, quand elle peut, quand elle veut, mais jamais quand il faut. La nana qui peut dire des trucs genre " badass ", genre " putain, ça m'casse les couilles que... ". Ouais, la nana un peu vulgaire, mauvaise, marrante, clairement bizarre au final.. La nana chiante quoi, pas normal. 

Donc, j'suis une blogueuse. C'est un fait. Et en tant que blogueuse, j'ai des carnets. Dont je ne me sers jamais. C'est la honte. J'en ai 22. Que je n'utilise pas. Je fous de l'argent dans des trucs " inutiles " juste parce que je sais que si je ne les achètes pas, je vais pleurer ma race parce que " MAIS MON DIEU, ILS SONT TROP BEAUUUUUUUUX, je les prends TOUUUUUUS, trop de trucs à raconteeeeeeeeeer !! ".. 
J'aime écrire, m'exprimer, ouvrir ma gueule, hurler de la plume, pleurer des lignes de haine ou d'amour, ça dépend de l'état d'ma nuit. Mais j'y arrive pas. J'remplis une page, deux, trois et c'est terminé, j'ai plus envie de m'exprimer. 
Je tenais un journal intime quand j'étais ado, même plusieurs. Mais maintenant, et même si je sais que je suis la seule à me lire, je n'ose plus me livrer, même à mon moi intérieur. Je me trouve ridicule, avec une écriture idiote et des sentiments plutôt pourris. J'ai l'impression de n'écrire que pour écrire. Pourtant, ma mère m'engueule : 
" - Mais t'en as pleins ! J'suis sûre que tu pourrais te faire de l'argent avec ta manière de dire les choses ! T'écrivais pleins d'histoires pour ta grand-mère quand t'étais petite, celle de la fée qui fait grandir, je les ai relues avec elle l'autre jour ! - Ouais, mais j'ai rien à dire.
- Pff, tu m'énerves. - Et toi tu m'emmerdes, et tu m'casses les couilles.
- Marie.. T'en as pas.. "
Je l'aime ma maman, mais elle est chiante des fois, comme moi. Et vas-y que t'as des facilités, et vas-y que t'aurais pu faire des études si tu le voulais, et vas-y que patati, et vas-y que tu pourrais écrire un livre si tu bougeais ton cul, et vas-y que patata
Elle a sûrement plus confiance en moi, que moi-même envers ma face de rat découragée. 
Bien sûr que j'ai envie d'écrire, j'ai plein d'idées ! Mais ça sort pas, jamais. L'idée de devoir construire une histoire entière, de m'y tenir me rend malade, parce que c'est énormément de travail et que c'est un engagement. Et l'engagement, ça m'fiche la trouille, sauf dans ma vie sentimentale. Alors, on est bien avancé comme ça. Une foutue écrivain, qui sait pas mettre des mots sur des élucubrations. Une écrivain ratée quoi..


M

2 commentaires:

  1. Coucou, si ça peut te rassurer j'ai ressenti ça toute ma vie jusqu'à il y a peu où je me suis lancée dans la rédaction d'un livre et comment dire, ça coule tout seul !
    Ma tante est écrivaine également et tout le monde dans ma famille a écrit et a été publié donc je connaît bien le sujet. Je pense pour résumer que le processus d'écriture e se lance que quand on a vraiment LA bonne histoire (la nôtre ou une autre), bref un truc à raconter qui en vaut la peine. Déjà que des milliers de livres ne seront jamais publiés, le peu qui l'est doit forcément vouloir communiquer quelque chose de fort au lecteur. Donc rassure toi, quand tu tiendra ton sujet tu le saura et ça ira tout seul :-), en attendant continuer d'écrire au quotidien des billets de blog (en y mettant une exigence) et des poèmes c'est un super entraînement :-)

    Bises littéraires.

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  2. roh mais tu en ai capable mon cœur oui j ai confiance en toi

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