J'ai démissionné !



Si vous me suivez, vous savez que mon dernier article était en rapport avec mon boulot. J'étais en pleine phase de dépression après 3 ans et demi en tant que Conseillère-Clientèle, et je cherchais comment trouver un moyen de partir de cette boîte qui me rendait malade. J'étais carrément retournée voir mon psy que j'avais arrêté de consulter qui m'avait clairement dit :

" - Le travail, c'est le travail. C'est un monde bien particulier. Mais, si vous ne vous y sentez plus bien, il faut trouver autre chose. Un autre boulot qui vous conviendra mieux. "

J'en avais aussi parlé avec mes beaux-parents lors d'un repas familial, et ma belle-mère m'avait donné une info concernant une entreprise de bricolage qui cherchait à embaucher. Ni une, ni deux ! Elle a fait quoi la Marie ? Elle a prit son PC, elle a fait des CV, des lettres de motivations, et elle est allée déposer tout ça, sans pour autant se faire d'illusions. 

Et voilà. L'attente a commencé. Mes amis, mon chéri, tout le monde s'impatientait concernant une réponse, une demande d'entretien. Qui est arrivé par mail quelques jours plus tard, en visio au départ. Trois questions auxquelles j'ai répondu en bégayant et en ayant, je suis sûre l'air d'une idiote. (Oui, car pour ceux qui ne le savent pas, je suis terriblement timide.)

L'attente a continué. Deux semaines. Je continuais à me dire que c'était foutu. J'avais eu l'air tellement débile en répondant à mon ordinateur, c'était certain qu'ils ne me recontacteraient pas. 
Un appel, un après-midi. 

"- Oui, bonjour, Mme X, responsable de rayon, chez LM. Je vous appelle pour savoir si vous êtes disponible mercredi matin pour un entretien en tant qu'Hôtesse de Caisse ? "
Je vous laisse imaginer, je saute de joie dans tout l'appartement.

Une vraie gogole, qui au départ était super méga heureuse et qui ensuite a commencé à stresser comme une malade. 

Bref, je suis allée à l'entretien. La RH et la Responsable de rayon m'ont accueilli très gentiment, et mon entretien s'est très bien passé. Elles m'ont confirmé que j'étais le genre de personnes qu'elle recherchaient, et m'ont expliqué qu'elles avaient quand même deux autres personnes à voir, qu'elles donnaient leur chance à chacun(e). 

L'attente. Encore. Une semaine et demie. 
Et de nouveau un appel

" - Oui, Marie, c'est S. ! Tu vas bien ? Je me permets de te tutoyer parce, si ça te convient, on va travailler ensemble. "

Je me suis sûrement tapée une honte phénoménale dans Carrefour hein. Mais c'était tellement libérateur. Tellement la chose qui va me sauver la vie que je n'ai pas pu m'empêcher de sauter partout et au cou de mon conjoint. 

Alors voilà. Il y a deux jours, j'ai posé ma démission. J'avais envie de monter sur les tables et de dire à tout mes anciens collègues d'aller se faire voir pour la manière dont ils m'ont traité. Puis je me suis dit : 
" Ma vieille, aujourd'hui, tu t'en fous. C'est toi qui est partie là, et c'est toi qui va pouvoir évoluer. Donc on s'en fout, réjouis-toi et c'est suffisant.

Vous n'imaginez pas à quel point j'étais heureuse, épanouie quand je suis allée rendre mon casque. A quel point mon sourire était immense et à quel point j'avais la tête haute en sortant de l'entreprise. Je suis partie, et je me sens tellement mieux, libérée d'un poids que je souhaitais partager ça avec vous ! 

Alors sachez une chose. Votre job vous pourri la vie ? Bougez. N'attendez pas des millénaires. Et comme qui dirait, on a qu'une vie. Autant en profiter !

A bientôt !


(Par ailleurs, mes ami(e)s, je suis désolée pour mon absence.
 J'étais tellement obnubilée par cette recherche d'emploi que je ne pensais à rien d'autre.)

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